Who's Who Art Club International

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mercredi 30 novembre 2016

Charles-Valentin Alkan

30 novembre 1813 - 29 mars 1888

On trouve assez peu de compositeurs français dont l'œuvre reflète d'une manière typique l'esprit de l'époque. Hector Berlioz semble être le seul représentant et sa gloire mettait à l'ombre celle de son compatriote Charles Valentin Alkan. Dans le cas de ce dernier, on se contenta de le considérer tout simplement comme une «énigme»


Parmi ses oeuvres :





Recherches associées :






Ils sont nés un 30 novembre : Robert Laffont (1916), JeanLoup Sieff (1933), Jean Eustache (1938), Billy Idol (1955),   

Ils nous ont quittés un 30 novembre : Oscar Wilde (1900), Lionel Stander (1994), Zeppo Marx (1979), 

Taisen Deshimaru

29 novembre 1914 - 30 avril 1982

Ce qui me rapproche de Taisen Deshimaru :



Extraits :

« Le sport n'est qu'un amusement et, en fin de compte, par l'esprit de compétition, il use le corps. C'est la raison pour laquelle les arts martiaux doivent retrouver leur dimension première. Dans l'esprit du Zen et du Budo, la vie quotidienne devient le lieu de combat. C'est à chaque instant qu'il faut être conscient, en se levant, en travaillant, en mangeant, en se couchant. La maîtrise de soi se trouve là. »



(p.49)

« Personne n'est normal aujourd'hui, tous les gens sont un peu fous, avec leur mental qui fonctionne tout le temps : ils voient le monde d'une façon étroite, étriquée. Ils sont dévorés parleur égo. Ils croient voir, mais se trompent : ils projettent leur folie, leur monde, sur le monde. Aucune lucidité, aucune sagesse là-dedans ! C'est pour cela que Socrate, comme le Bouddha, comme tous les sages, disent d'abord : "Connais-toi toi-même et tu connaîtras l'univers." C'est l'esprit du Zen et du Bushido traditionnels ! »



(p.55-56)

Recherche associée :



Ce portrait sera pour :


Extrait :

« S'ouvrir à ce qui advient, se livrer peu à peu à ce qui vient (là se situe tout l'apprendre quand il s'agit d'apprendre à être et non seulement d'acquérir des savoir où des savoir-faire). »

En savoir +
Sa dédicace :

samedi 26 novembre 2016

Eugène Ionesco

26 novembre 1909 - 28 mars 1994


Ce qui me rapproche d'Eugène Ionesco :


« L'univers de chacun est universel. »

Extrait du "Journal en miettes"

« La vérité  est dans l’imaginaire. »

« Il faut écrire pour soi, c’est ainsi que l’on peut arriver aux autres. »

« L'auteur n'enseigne pas ; il invente. »


« Vouloir être de son temps, c’est déjà être dépassé. »
Extrait des "Notes et contre-notes"

Son unique roman :

Le seul roman écrit par Ionesco. A trente-cinq ans, un homme fait un héritage et se retire de la vie. Il ne cesse de s'étonner de ses congénères qui continuent à s'agiter, à se battre même, à aimer, à croire. La recherche de l'oubli, la nostalgie du savoir que nous n'aurons jamais, le sentiment de notre infirmité et du miracle de toute chose, font de cet individu banal un être qui a la grâce, un mystique pas tellement loin de Pascal.

Extraits :

« Je me suis dit souvent que j’étais malheureux à cause des journaux. Sur toute la planète il n’y a que des tueries en masse, rébellions, meurtres passionnels, tremblements de terre, incendies, anarchies et tyrannies. Finalement je suis morose à peu près tout le temps. C’est peut-être parce que j’ai trop lu les journaux. Je ne les lirai plus. »

« Cette fatigue qui a pesé tout le temps sur moi. Ç’avait été la fatigue de l’impuissance. Oui, il y a eu des milliards et des milliards de gens. Il y a eu des milliards de vivants, et pour chacun, l’angoisse universelle. Chacun, comme Atlas, avait supporté tout le poids du monde, comme si chacun était tout seul, accablé par le fardeau de l’inconnaissable. Cela me consolait-il de me dire que le plus grand savant était aussi ignorant que moi, et qu’il en avait conscience ? Mais est-ce vrai ? »

« Je n’étais pas révolté. Je n’étais pas résigné non plus car je ne savais pas à quoi il fallait que je me résigne ou quelle société envisager pour vivre dans la joie. Je n’étais ni triste ni gai, j’étais là, des pieds à la tête, pris dans la cosmogonie qui ne pouvait être autre que ce qu’elle était et ce n’est pas telle ou telle société qui pouvait y changer quoi que ce fût. L’univers était donné une fois pour toutes avec ses nuits et ses jours, ses astres et le soleil, la terre et l’eau et tout changement à ce qui nous était donné dépassait les possibilités de l’imagination. Au-dessus, il y avait le ciel, la terre soutenait mes pas, il y avait les lois de la gravité et d’autres lois, tout l’ordre cosmique leur était soumis et nous, nous en faisions partie. »

Recherches associées :





...

Paris, éditions du Rocher, 2002
 Présentation de l'éditeur :

« Comment l'âme humaine se coule-t-elle dans l'encre d'un stylo pour en imprimer noir sur blanc les mouvements les plus intimes ? » Pour le savoir, il fallait pénétrer dans l'antre de l'écriture. De 1981 à 2001, Trente-deux écrivains, à qui l'auteur a envoyé un questionnaire, ont entrouvert les portes de l'atelier des merveilles : Françoise Sagan, Eugène Ionesco, Jean d'Ormesson, Patrick Modiano, Yann Queffélec, Vladimir Jankélévitch, Patrick Poivre d’Arvor,  Gonzague Saint Bris, Eric-Emmanuel Schmitt, Philippe Sollers,  etc.
Voici trente-deux portraits d'écriture où se disent à la fois la vérité, les pudeurs, le génie, les blessures. Réponses apportées aux mêmes questions posées à chacun, composant un album émouvant et riche où s'inscrit le visage des êtres d'exception…"

L'auteur :

Elisabeth Reynaud est écrivain. Elle a publié des biographies (Thérèse d'Avila ou Le Divin PlaisirJean de la Croix, fou de Dieu), un roman (Le Chevalier de lumière) et des essais. Elle prépare aujourd'hui un second roman et des carnets de voyages. 

J'ai offert ce portrait à :



Ce qui me rapproche de lui :

"La scène est, en tout cas, ma plus grande préoccupation, avec la curiosité de regarder et de ressentir la vie, car je suis extrêmement curieux de nature. La vie me passionne, au-delà des agacements et des humiliations qu'elle procure, au-delà des absurdités et des folies qu'elle contient."


Sa dédicace :


 Ils sont nés un 26 novembre : Jean-Pierre Darras (1927), Tina Turner (1939), …

Ils nous ont quittés un 26 novembre : Gaston Ouvrard (1981), Philippe de Broca (2004), …

vendredi 25 novembre 2016

Gérard Philipe

4 décembre 1922 - 25 novembre 1959
 
Ce qui me rapproche de Gérard Philipe :

"La liberté est le bien le plus précieux de ce monde."

"On ne badine pas avec Musset."

"Je ne lis pas beaucoup les critiques. Vous savez, les bonnes nous flattent sans rien nous apprendre, les mauvaises nous blessent sans nous enrichir."

Extraits de





"Personnage nouveau sans précédent avec son audace, sa témérité, sa galanterie, son insolence, sa philosophie…"


Capitaine de la Houlette : Un trèfle à quatre feuilles ! Vous avez les pieds dans le bonheur, mon ami. Votre nom ?
Fanfan : Fanfan la Tulipe.
Capitaine de la Houlette : La Tulipe ?
Fanfan : Oui.
Capitaine de la Houlette : Que voilà donc un joli sobriquet ! Nous avions déjà Brin-d'amour, Pied-d'alouette, Bouton-d'or, Lilas-blanc. Ça n'est pas un régiment, c'est une plate-bande ! Qu'est-ceci ?
Fanfan : C'est un souvenir, il m'a été offert par Mme la marquise de Pompadour pour avoir embrassé la fille du roi après que je lui eusse sauvé la vie.
Capitaine de la Houlette : Vous avez sauvé Son Altesse ?
Fanfan : Oui.
Sergent la Franchise : Oui. Nous nous sommes portés à son secours sur la route. Des bandits.
Capitaine de la Houlette : Mes compliments ! Et Son Altesse vous a permis de l'embrasser ?
Fanfan : Oui. C'est tout naturel, puisque je dois l'épouser.
  • Gérard Philipe, Jean Parédès, Nerio Bernardi, Fanfan la Tulipe (1952), écrit par Henri Jeanson

"Il demeure éternellement la preuve de la jeunesse du monde"

 LOUIS ARAGON, poète et romancier français.

La conclusion revient à son ami Georges Perros pour une ultime lettre : «Nous nous rencontrions souvent alors; presque chaque jour. (...) On marchait dans Paris, on discutait, comme deux ivrognes. (...) On se donnait la réplique, passionnément. On riait beaucoup aussi. La guerre était finie, on respirait mieux. (...) On y allait bravement, dans l'enthousiasme de l'amitié, celui des découvertes. On allait croquer l'avenir comme une grosse pomme. On cherchait à comprendre l'incompréhensible. Nous étions jeunes. (...) Ce sera moins dur de mourir, maintenant, pour ceux qui t'ont aimé. Moins bête. (...) Gérard, tu n'es pas mort. Tu fais semblant. Nous, nous faisons semblant de vivre, dans la gloire et l'horreur de ce jour, de cette nuit qui t'exaltaient. C'est égal.»

Ce portrait est pour :


Ce qui me rapproche de lui :

"…  J’aime bien être inclassable, il n’y a rien de pire que d’être enfermé dans une case…"

Pierre Cadars



Ils sont nés un 25 novembre : Léon Zitrone (1914), Francis Lemarque (1917), Vincent Dieutre (1960), …

Ils nous ont quittés un 25 novembre : Anton Dolin (1983), Léon Zitrone (1995), Jacques François (2003), ...


mardi 22 novembre 2016

André Gide

22 novembre 186919 février 1951

Ce qui me rapproche d'André Gide :


Résumé :

Nathanaël,  je t'enseignerai la ferveur. Une existence pathétique, Nathanaël, plutôt que la tranquillité. Je ne souhaite pas d'autre repos que celui du sommeil de la mort. J'ai peur que tout désir, toute énergie que je n'aurais pas satisfaits durant ma vie, pour leur survie ne me tourmentent. J'espère, après avoir exprimé sur cette terre tout ce qui attendait en moi, satisfait, mourir complètement désespéré. " Que mon livre t'enseigne à t'intéresser plus à toi qu'à lui-même, puis à tout le reste plus qu'à toi " André Gide.

Ce portrait sera pour André Comte-Sponville.

« … Le dernier péché capital, puisque j’ai choisi de m’en tenir, moi aussi, à une liste de sept, n’est pas sans évoquer l’un de ceux que retient la tradition : ce que j’appelle la veulerie est comme une paresse généralisée, de même que la paresse est une forme de veulerie face au travail.
Qu’est-ce que la veulerie ? Un mélange de mollesse et de complaisance, de faiblesse et de narcissisme : c’est l’incapacité à s’imposer quoi que ce soit, à faire un effort un peu durable, à se contraindre, à se surmonter… Être veule, ce n’est pas seulement manquer d’énergie ; c’est manquer de volonté et d’exigence. En quoi est-ce un péché capital ? En ceci que la veulerie en entraîne plusieurs autres : la vulgarité, qui est veulerie dans les manières ; l’irresponsabilité, qui est veulerie face à autrui ou à ses devoirs ; la négligence, qui est veulerie dans la conduite ou le métier ; la servilité, qui est veulerie face aux puissants ; la démagogie, qui est veulerie face au peuple ou à la foule… « Il faut suivre sa pente, disait Gide, mais en la remontant. » Le veule préfère la descendre. »  A.C-S.




Autres anniversaires de naissance : Charles de Gaulle (1890), Andrzej Zulawski (1940),

Ils nous ont quittés un 22 novembre : Jacques London (1916), René Coty (1962), John F. Kennedy (1963), Raymond Souplex (1972), Michaël Hutchence (1991), Maurice Béjart (2007), Georges Lautner (2013), ...

samedi 19 novembre 2016

Franz Schubert

31 janvier 1797 - 19 novembre 1828

Ce qui me rapproche de Franz Schubert :

 « Jouis toujours du présent avec discernement, ainsi le passé te sera un beau souvenir et l'avenir ne sera pas un épouvantail.  »

«Le nom de Schubert doit, avec celui de Weber, s'inscrire en lettres d'or à l'aube du romantisme; c'est Schubert qui a donné au lied allemand une forme définitive. Schubert s'est toute sa vie complu dans cette forme du petit poème psychologique où il s'agit de « créer une atmosphère musicale autour des paroles, où il s'agit de leur forger cet approfondissement, ces échos, ce mystère, qui restent en deçà des mots », pour emprunter une bonne formule à Edmond Jaloux. Ses plus beaux lieds et ses plus parfaits (il en a écrit six cents), il les a composés à dix-sept et à dix-huit ans: Marguerite au rouet, le Roi des Aulnes... sont de ce temps-là .Les lieds de Schubert sont admirables, ils sont même sublimes et ils comptent parmi les plus beaux modèles du genre. Ceux de Schumann sont peut-être plus complètement beaux, en ce que leur puissance d'émotion paraît plus troublante. Mais toute comparaison est ici dangereuse et inutile..»

Léo-Pol Morin, Musique, Montréal, Beauchemin, 1946

J'ai offert ce portrait à :


Recherches associées :



vendredi 18 novembre 2016

Marcel Proust

10 juillet 1871 - 18 novembre 1922

Ce qui me rapproche de Marcel Proust :

« L’art véritable n’a que faire de proclamations et s’accomplit dans le silence.  »


Écrivains de Normandie : Marcel Proust (2/5)

Marcel Proust n'a qu'une dizaine d'années quand il découvre la Normandie. Il est revenu plusieurs fois dans la région pour trouver l'inspiration et écrire notamment 




Recherche associée



Ce portrait sera pour 


«La musique colore nos expériences» 

"Proust parle du pouvoir de la musique, comment elle rythme la vie amoureuse. Comment un air, une mélodie peut devenir le symbole d’une liaison. La sonate de Vinteuil, dans A la recherche…, c’est l’hymne intemporel d’une histoire d’amour. Bien sûr, ça pourrait être aussi, à une autre époque, un tube de Claude François, une chanson de Brassens ou un refrain des Beatles. La musique colore nos expériences personnelles."

Ils sont nés un 18 novembre : Félix Mayol (1872), Alain Barrière (1935), Amanda Lear (19..), Kim Wilde (1960),
Ils nous ont quittés un 18 novembre : Paul Eluard (1952), Man Ray (1976),  James Coburn (2002), 

Paul Bowles

 30 décembre 1910 18 novembre 1999

Dans sa bibliographie :

1949

Un Thé au Sahara est l'histoire d'une Américaine qui, saisie par une espèce de délire sensuel se jette à corps perdu dans l'aventure que représente pour elle la vie en Afrique. Comme dans ses livres ultérieurs, Paul Bowles cherche, ici, dans la culture arabe, un antidote à la civilisation du progrès.


Extrait :

Tunner dit lentement :

- Attends un peu. Attends un peu. J'aimerais éclaircir cela avec toi. Je dirai que l'humanité, c'est justement toi, et que c'est ce qui la rend intéressante.

- Bravo, Tunner ! s'écria Kit.

Port était ennuyé.

- Quelle ânerie ! dit-il sèchement. On n'est jamais l'humanité, on n'est jamais que son pauvre soi irrémédiablement solitaire.


Recherches associées :



J'ai offert ce portrait à

Tone Skrjanec.

Son hommage :