Who's Who Art Club International

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jeudi 31 décembre 2015

Jean l'Anselme

96ème anniversaire de sa naissance

Poète de l’irrévérence, poète de l’inpertinence, ...Revendiquant la gaucherie, la naïveté, l’incorrection, l’insolence joyeuse face aux complaisances narcissiques de l’intelligentsia (voir ses Poèmes écrits de la main gauche), il n’était pas pour rien l’ami de Dubuffet et de Gaston Chaissac, avec lesquels il a entretenu une abondante correspondance. Son « art poétique » dit tout : «Vingt fois sur le métier / dépolissez l’ouvrage, / un vers trop poli / ne peut pas être au net. / Méfiez-vous des vers luisants. » Cette amitié avec Dubuffet lui a ouvert les chemins d’une sorte de poésie brute qui sollicite le ready made poétique à la Duchamp, autant que les citations détournées, le cut-up, l’aphorisme burlesque et le calembour, dont il était un maître assuré. Dans les temps délétères que nous vivons, il y a tout à gagner à lire et relire les livres de L’Anselme pour partager son impertinence jubilante, nous venger grâce à son rire indocile et insoumis de toutes les bassesses et impostures qui nous accablent : « Je crois qu’en poésie, il vaut mieux péter des flammes que de chier des louis d’or. »

Ce qui me rapproche de Jean L'Anselme :

"La poésie est une question de tripes, mais à la mode de quand ?"

Don d’organes

Je donne ma main à ma sœur kinésithérapeute, 

je donne mes tripes à Caen, 
mon cœur aux restos, 
mes reins sûrs aux caniveaux. 
Je donne ma tête de lard à l’art, 
je donne mon foie aux morues, 
mes yeux à Michèle Morgan, 
mes dents à Adam 
et ma langue au chat d’Ève. 
Je donne mon sang impur aux microsillons. 
Je donne mon cul à ma chance qui en a besoin. 
Je donne mes jambes à mon cou 
et mes bras autour du tien. 
Je donne mon dernier souffle au bouche-à-bouche, 
je donne mon pied à ma maitresse, 
je donne mon âme. Adieu. 
Et ce qui reste aux chiens. 
OU 
COMMENT ÉCONOMISER 
UN ENTERREMENT


Ce portrait est pour


Dan Bouchery

Ce qui me rapproche d'elle :

La poésie

Vache de vie (inédit)

Les routes
 
Du Pays d’Auge
Sont bordées d’immenses prés
Séparés de hautes haies
 
Infranchissables
D’un côté
Des vaches broutent
L’herbe familière
Elles sont dispersées
Harmonieusement
Tout est
Calme et volupté

Elles sont chez
Elles

De l’autre côté
Un petit troupeau
Agglutiné devant le portail
Aucune vache ne mange
Elles sont immobiles
masse imposante traduit
L’inquiétude

Elles sont en
Transit


En piste le poète, La Renarde rouge, collages de l’auteur, 2009

Résumé :


Pour s'entraîner à l'écriture, le poète jongle avec les sonorités. Longtemps et chaque jour, il les fait sauter d'un pied sur l'autre, jusqu'à ce qu'elles rebondissent sous son nez. Il les rattrape avec dextérité.

mercredi 23 décembre 2015

Diogène de Sinope


Ce qui me rapproche de Diogène "le cynique" :

“Les choses nécessaires coûtent peu, les choses superflues coûtent cher.”

“L'espérance est la dernière chose qui meurt dans l'homme.”

“Cet enfant qui boit dans le creux de sa main, m'apprend que je conserve encore du superflu.”

“Un ami est une seule âme qui habite deux corps.”

“Quant on est jeune, il est trop tôt ; quant on est vieux, il est trop tard. ”

“Retranche tous ces engagements que tu voyais s’imposer à toi et qui sont autant de bagages qui t’entraînent au fond de la mer.”

“Les mathématiciens étudient le soleil et la lune et oublient ce qu'ils ont sous les pieds.”

“L'horloge est une belle invention pour rappeler l'heure des repas.”

 « Qui fait mauvais usage de lui-même, s'expose à maints dangers. »

« Soigner un mort et donner de la mémoire à un vieillard, c'est tout du pareil au même.»

Extrait des Fragments, 36

« Il faut tendre la main à ses amis, sans fermer les doigts. »


Ce portrait est pour :


Sa dédicace :



mardi 15 décembre 2015

Gustave Eiffel


183ème anniversaire de sa naissance


Recherche associée :


Résumé :


L'histoire d'un homme qui ne se réduit pas à celle de la tour qu'il réalisa pour l'Exposition universelle de 1889 et qui édifia l'un des grands groupes industriels français de l'époque.

Issu de la petite bourgeoisie de Dijon, cet ingénieur diplômé de l'Ecole centrale, servi par une foi inébranlable dans la technologie et le progrès scientifique, avait un formidable sens de l'organisation.

Mais il avait aussi un formidable sens de la communication grâce auquel il tissa de solides réseaux d'influence, en France et à l'étranger, et sut s'allier avec les banques d'affaires.

Son ascension fut spectaculaire, à l'image des ses réalisations métalliques : le pont ferroviaire de Bordeaux, le pont Cubzac, le viaduc de Garabit, mais aussi le viaduc de Porto, la gare de l'Ouest à Budapest, la statue de la Liberté.

On lui doit également à Paris une bonne partie du Bon Marché et du siège du Crédit Lyonnais.

Et encore des églises, des halls de gare, des usines à gaz et des dizaines de kilomètres de ponts, en fer ou en acier. Son coup de maître, la Tour du Champ de Mars, qui devait être provisoire, lui vaut d'être le seul ingénieur dont le nom reste associé à un grand monument.

Mais il voulait faire plus colossal et s'empêtra dans le juteux et scandaleux contrat des écluses de Panama. Condamné puis relaxé, il abandonna alors les affaires - mais garda l'argent.

Désormais richissime, il consacra le reste de son existence à des expériences scientifiques, faisant avancer la météo, les télécommunications et l'aéronautique, dont il fut l'un des pionniers.
 

Ce portrait sera pour

Virginie Couperie-Eiffel.

« Je voulais en moi porter cette hérédité. Ce nom (Eiffel) est important. Il a bâti une œuvre contemporaine avant l’heure. Il liait les gens, les Etats et la nature. Regardez bien ses réalisations : l’air passe à travers son œuvre. »

Ils nous ont quittés un 13 décembre : Claude Roy (1997), Philippe Clay (2007)...

lundi 14 décembre 2015

Spike Jones


 104ème anniversaire de sa naissance

Ce qui me rapproche de Spike Jones :

« I try to figure out the idea of the film we are making and have the style be dictated by that »

Deux de mes titres favoris :



dimanche 13 décembre 2015

Claude Roy


29 août 1915 - 13 décembre 1997

Ce qui me rapproche de Claude Roy :



Résumé :

Pendant les vacances d'été, Monsieur et Madame Petit-Minet s'absentent une semaine, laissant les enfants et la Maison à la garde de Nounou et Grand-père, bien trop occupé à dormir pour veiller sur eux. Mais voici qu'un vent de folie se met à souffler dans leur tête. Hermine, Jules, Eric et Jacques vont-ils démonter la Maison tout entière ? Lorsqu'elle devient un vrai champ de bataille, les objets décident de se révolter.


Elle s'appelle "Les Glycines" mais Hermine, Jules, Eric et Jacques préfèrent parler de "La Maison", une très agréable maison d'ailleurs... Jusqu'au jour où les parents doivent s'absenter : ils ont été invités par le général Dourakine à passer quelques jours dans sa propriété, en compagnie du capitaine Grant, de M. et Mme Choppart, du capitaine Corcoran et du sapeur Camember. Laissés à la garde du grand-père, bien trop occupé à dormir pour s'acquitter de sa tâche, les enfants démontent et dévissent tous les objets de la maison, qui ne va pas tarder à se révolter.


« Il y a des maisons qui ont toujours l'air de vouloir s'envoler. On les a posées là, un peu de travers, au coin de la route, avec leurs fenêtres et leurs portes, et leur petite cheminée qui souffle de toutes ses forces une fumée de toutes les couleurs, grise, bleue, blanche. On les a posées là, mais un coup de vent pourrait les emporter, un coup de vent pourrait venir, un coquin de vent qui sifflote, les mains dans ses poches et -houp! - il n'y aurait plus de maison au coin de la route. »



 Oublier


A force d'oubli, de patience et d'absence

en n'écoutant plus rien de ce qui vient du dehors
en fermant les yeux sans les serrer trop fort
je me suis fait caillou, galet, herbe des bords
et la cascade amie riait dans mes pensées.
L'eau fraîche murmurait dans ma nuit légère
Elle élevait la voix sur mes passages à gué
chantonnait en tournant dans les creux de ma rive
suscitait un juillet brûlant, des moucherons, une truite
La nuit dans ma main buvait l'oubli-chagrin


« Un écureuil se glisse auprès de moi,
très courtois et très roux comme un bois en automne,

sensible aux mots, aux regards, à la voix, »


Recherche associée :

·         Editeur : L' Iconoclaste

  Description

La vie d'un enfant, ses jeux, ses secrets, ses joies, racontés par les peintres et les écrivains. Un livre contemplatif et gai à la fois, fait de choses vues et de réflexions intérieures. Pour observer le monde à hauteur d'enfant. Et pour dire, en mots et en images, l'émotion de la vie auprès d'un tout-petit. Le professeur Bertrand Cramer, pédopsychiatre de renommée mondiale, complète ce livre d'art par une Lettre à une mère, où il explique, à la lumière de la science, les grandes étapes du développement d'un bébé.
« Quand on marche le soir à la lisière du temps

il monte soudain une bouffée d’enfance. »


Extrait

Une dédicace :



samedi 5 décembre 2015

Bernard Haller



82ème anniversaire de sa naisssance

Le comédien et humoriste genevois Bernard Haller s'est éteint le 24 avril 2009 à Genève des suites d'un problème pulmonaire. Né le 5 décembre 1933, cet artiste pluridisciplinaire a mené de front une carrière de comédien et d'humoriste. Il s'était fait remarquer en maîtrisant l'allitération, répétition de sons, dont le fameux sketch du "Concasseur de Cacao" est l'illustration la plus célèbre :

« Kiki était cocotte, et Koko concasseur de cacao. Kiki la cocotte aimait beaucoup Koko le concasseur de cacao. Mais Kiki la cocotte convoitait un coquet caraco kaki à col de caracul. Koko le concasseur de cacao ne pouvait offrir à Kiki la cocotte qu'un coquet caraco kaki mais sans col de caracul. Or un marquis caracolant, caduque et cacochyme, conquis par les coquins quinquets de Kiki la cocotte, offrit à Kiki la cocotte un coquet caraco kaki à col de caracul. Quand Koko le concasseur de cacao l'apprit, que Kiki la cocotte avait reçu du marquis caracolant, caduque et cacochyme un coquet caraco kaki à col de caracul, il conclut : je clos mon caquet, je suis cocu !"


Bernard Haller était aussi la voix du chien Pollux, dans Le Manège Enchanté. Il s’était également illustré dans de nombreux autres rôles au théâtre, au cinéma et à la télévision avec une cinquantaine de téléfilms  et de films dont :


Réalisation : Pierre Richard



« Pour
 que dans notre beau pays la liberté soit à tout le monde, il ne faut pas que n'importe qui s'en empare. »
« Les scandales sont comme les trous aux chaussettes. On ne s'en inquiète pas tant qu'on est le seul à en connaître l'existence. »

« Les coups d'Etat se terminent toujours par des tas de coups. »

(Extraits)




Une dédicace :
Ils nous ont quittés un 05 décembre : Alexandre Dumas (1870), Claude Monet (1926)...

mardi 1 décembre 2015

Alain Bashung # 05

 68ème anniversaire de sa naissance

Ce qui me rapproche d'Alain Bashung :

« Un cerveau méthodique et bûcheur, doublé d’un instinctif gourmand de tout. Une perle rare.»

Alain Bashung - Samuel Hall


J'ai offert ce portrait à
Rodolphe Burger

Dans quelles circonstances avez-vous rencontré Alain Bashung et qu’avez-vous pensé de lui la toute première fois ?

Rodolphe Burger (musicien) ­ Avant notre collaboration pour la chanson Samuel Hall (sur Fantaisie militaire), on se connaissait déjà de loin, on se croisait. Il y a des années, avant Kat Onoma, Alain était même venu voir mon groupe de l’époque, Dernière Bande, en concert. Il ne s’en souvient sans doute pas, mais il était monté sur scène pour chanter un moment… Des années plus tard, on s’est retrouvés en même temps aux studios ICP, à Bruxelles. Le soir, on se retrouvait à table pour discuter et je lui ai raconté l’histoire de cette chanson que j’avais écrite pour Kat Onoma, puis que j’avais gardée sous le coude, persuadé que lui la chanterait mille fois mieux que moi. Cette chanson, je l’ai ensuite transformée, j’ai ajouté un rythme jungle et c’est devenu Samuel Hall. A ce moment-là, Alain pensait avoir toute la matière nécessaire pour Fantaisie militaire, il m’a dit "Attends un peu, je l’écouterai plus tard." Mais un jour, il m’a appelé, m’a demandé une cassette et très rapidement, a décidé que la chanson irait sur l’album, dans l’état. Tout est comme ça, avec lui : il y a des espèces d’évidences qui s’imposent et dans ce cas-là, tout va très vite.

Quelle est, selon vous, sa plus grande force ou sa plus grande qualité ?

Rodolphe Burger ­ Son intuition. C’est quelqu’un qui prépare énormément les choses, un gros bosseur, qui peut se permettre par la suite de laisser parler son intuition, son instinct. En plus, c’est une intuition doublée d’un sens aigu du recul, de l’analyse. Il est très attentif, en attente de ce qui se passe, des accidents heureux, par exemple. Il me fait penser à ces animaux placides, immobiles, qui bondissent d’un seul coup, quand un insecte passe.

Comment décririez-vous sa façon de chanter ?

Rodolphe Burger ­ La grande force de son chant, c’est toute la préparation intérieure, la rumination, l’attente. En studio, il va très vite, ça reste instinctif, très vivant, mais avant d’enregistrer, je crois qu’il réfléchit énormément. On ne le voit pas, il est dans un coin, il ne bouge pas. Et puis d’un coup, hop, ça se passe.

Bashung occupe une position unique en France. Pourquoi ?

Rodolphe Burger ­ Je suis très impressionné par le parcours, par l’ensemble du trajet. A partir des empreintes rock marquantes qu’il a reçues très jeune en écoutant la radio, il a créé un truc inouï, totalement unique en France. Il a produit des choses assez extrêmes comme Novice et en même temps, les minettes en sont dingues. L’autre jour, il est venu à la maison et dans mon immeuble, c’était l’hystérie. Il a simplement traversé la cour et les femmes devenaient folles. Pourtant, on ne le voit pas dans les médias, il se fait rare. Mais ce qu’il fait est incroyablement fort : Madame rêve, ça a parlé à toutes les femmes… Il reste en permanence en éveil, en alerte.

Votre meilleur souvenir avec Bashung.

Rodolphe Burger ­ Un souvenir très récent : l’autre jour, au Bataclan, quand il est venu chanter Samuel Hall avec nous. Je l’ai appelé quelques jours avant, il a dit "OK, soyons fous, je viens." Avec Alain, je suis toujours étonné par la simplicité des rapports humains. J’ai l’impression de le connaître depuis longtemps, une impression accélérée par le fait qu’il me rappelle beaucoup le trompettiste de Kat Onoma. Ils ont la même expression favorite pour formuler le compliment maximum qu’on puisse faire à un type : "T’es un beau salopard."
par Emmanuel Tellier
Rodolphe Burger - Samuel Hall HD

Sa dédicace :

Autres anniversaires de naissance : Woody Allen (1935), Pierre Arditi (1944), 
Antoine de Caunes (1953), Edouard Baer (1966)...