Who's Who Art Club International

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dimanche 20 septembre 2015

Saint-John Perse

 31 mai 1887 - 20 septembre 1975 

Ce qui me rapproche de Saint-John Perse :



"Et puis vinrent les neiges, les premières neiges de l’absence, sur les grands lés tissés du songe et du réel: et toute peine remise aux hommes de mémoire, il y eut une fraîcheur de linges à nos tempes. Et ce fut au matin, sous le sel gris de l’aube , un peu avant la sixième heure, comme en un havre de fortune, un lieu de grâce et de merci où licencier l’essaim des grandes odes du silence…"

Selon Roger Caillois, « L’œuvre de Saint-John Perse apparaît dans une superbe solitude. »

Ce portrait sera pour



L'imagination créatrice n'est pour Saint-John Perse ni une " puissance trompeuse " ni une fuite dans un ailleurs imaginaire : elle permet d'explorer les profondeurs psychologiques de l'individu et l'infinie variété des hommes " en leurs voies et façons ". L'imagination est une faculté libératrice, elle relie l'individu aux puissances de la nature et à la communauté des hommes. Aussi le motif d'attribution du Prix Nobel de Littérature à Saint-John Perse en 1960 pourrait se résumer par ces mots : " Cette imagination au déploiement magistral est sa force. " Les poèmes, par des analogies ouvertes, des images saisissantes et un rythme puissant, accroissent le désir de vivre, l'exigence intellectuelle, l'émerveillement face au réel et l'amour du monde. Confrontée à l'évolution scientifique du XXe siècle et au " très grand désordre " de l'histoire, la poésie se dote d'uni peu de magie pour s'éclairer elle-même à la frontière de l'insaisissable ". C'est sur la dimension créatrice et poétique de l'imagination que Colette Camelin concentre son attention dans ce livre. " L'inertie seule est menaçante. Poète est celui-là qui rompt pour nous l'accoutumance." Saint-John Perse (1887-1975)

Biographie:

Normalienne, agrégée de Lettres, Colette Camelin est professeur de Littérature française à l'Université de Poitiers. Elle est actuellement vice-présidente du jury de l'agrégation interne de Lettres modernes. Spécialiste de la poésie du XXe siècle, elle a consacré l'essentiel de ses travaux à l'oeuvre de Saint-John Perse.


Ce qui me rapproche d’elle :

« La connaissance se réalise selon deux modes : celui du savant qui fait sa joie du seul fait de connaître, du seul spectacle de toutes les choses créées par l’activité objective de l’être », méprisant les applications techniques et celui de l’artiste parvenu à la jouissance du spectacle. Ce qui caractérise ces « héros », c’est qu’ils préfèrent le spectacle de l’art à l’activité spontanée : « Chez les poètes, chez les artistes de tous ordres que possède à quelque degré le Génie de la Connaissance, il existe une tendance à faire de leurs émotions des spectacles, et, cette transformation de leur activité les dispense parfois de la satisfaire, d’une façon durable, sous sa première incarnation »


Son actualité :

Saint John Perse - Par Colette Camelin

Echange / Conférence

dimanche 6 septembre 2015

Julien Green

115ème anniversaire de sa naissance

Ce qui me rapproche de Julien Green :

« Je suis de ces être qui ne peuvent pas vivre dans le présent mais qui se perdent avec délice dans leur propre passé. »

« Une bibliothèque, c'est le carrefour de tous les rêves de l'humanité. »


« Le secret, c'est d'écrire n'importe quoi, c'est d'oser écrire n'importe quoi, parce que lorsqu'on écrit n'importe quoi, on commence à dire les choses les plus importantes. « 
« La pensée vole et les mots vont à pied. Voilà tout le drame de l'écrivain. »

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« Un vieillard est un livre qu'on néglige de lire. »


 « Nous pensons accroître notre bonheur en multipliant nos richesses alors que nous multiplions aussi les causes de souffrance. »
(Journal) (Extraits)

Julien Green: la jeunesse d'un grand écrivain - Archive INA

 Ce portrait de Julien GREEN, dans sa 83ème année, filmé chez lui à sa table de travail, revêt une forme très intimiste, au gré des questions posées à l'écrivain par Bernard PIVOT. Au cours de l'entretien, Bernard PIVOT l'interroge sur les thèmes qu'il aborde dans son journal, par exemple, son admiration pour DALI. Julien GREEN confie qu'il n'a pas la télévision parce qu'elle l'empêcherait de travailler. Il parle de Louis JOUVET qui lui demandait d'écrire une pièce de théâtre, alors qu'il ne savait pas le faire (il a fini par écrire "Sud"), de SARTRE, de son enfance, de la place de sa mère dans sa vie. Sa mère l'aimait excessivement et lui lisait la Bible. Il parle de l'amour et de la sexualité, de Dieu, du Diable et de sa malfaisance, du bonheur et du plaisir, de sa solitude et de son besoin d'affection, de son coup de foudre pour Marc auquel il n'a pas adressé la parole pendant deux ans, craignant le refus et la souffrance, éprouvant pour lui un amour idéal et platonique. Il parle de la souillure, de Marcel JOUHANDEAU (dont il redoutait le Journal), du fait qu'il n'a jamais employé le mot "homosexualité", de Saint François d'Assise, de sa conversion au catholicisme. Il parle aussi de son style, de ses difficultés à écrire pour obtenir la simplicité, de ses maîtres à penser ROUSSEAU et RENAN. Bernard PIVOT centre également l'entretien sur quatre des livres de Julien GREEN "Partir avant le jour", "Mille chemins ouverts", "Terre lointaine" et "Jeunesse" consacrés à sa jeunesse.

Autre anniversaire de naissance : Dolorès O’Riordan  (1971)

Sim nous a quitté le 06 septembre 2009.