Who's Who Art Club International

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vendredi 29 mai 2015

Bernard Clavel


92ème anniversaire de sa naissance

(Portrait en cours)

Ce qui me rapproche de Bernard Clavel :

Il a construit sa vie comme il a bâti son œuvre. " Je suis un écrivain. Essentiellement un romancier et un conteur, c¹est-à-dire un homme qui porte en lui un monde et qui s¹acharne à lui donner la vie." En savoir +





A force de vouloir toujours aller plus vite, c'est sa propre mort que ce monde fou finira par rattraper. " (Extrait)




Le mot de l'auteur : " Mes parents sont morts alors que je m'éloignais à peine de mon adolescence. En même temps qu'eux, s'éteignait une certaine forme de bonheur qu'il ne m'a jamais été donné de retrouver.

Et si je décide aujourd'hui de feuilleter ces souvenirs, c'est dans l'espoir égoïste probablement, un peu vain - d'en respirer le parfum fané en me racontant ces petits bonheurs de rien du tout dont je ne savais pas, à l'époque, qu'ils allaient imprimer en moi une marque indélébile.

Durant des années, j'ai un peu voulu les oublier. Comme si j'avais redouté que leur modestie ne me suive à la trace. Or, j'ai découvert depuis longtemps que ce que je prenais pour de la pauvreté est une immense richesse. C'est ce bien infiniment précieux que j'éprouve aujourd'hui le besoin de retrouver pour le partager "


En savoir +


" Aussi rugueuses qu'elles aient pu être, nos jeunes années nous reviennent toujours en mémoire avec un parfum qui nous grise. " (Extrait)

Ce portrait sera pour

Sébastien Le Fol

Son message : 

« Clavel est le plus populaire et le plus prolixe de nos écrivains. Le plus aimé du grand public. Il incarne la France des apprentis contre celle des grandes écoles. C’est un artisan des lettres. Le goût du travail bien fait est l’une des principales raisons de son succès. Mais aussi, son merveilleux talent de conteur. Clavel a le chic pour restituer des mondes et des époques révolus. Là où tant d’autres tournent autour de leur nombril, lui raconte des histoires. Il ne faut pas aller chercher plus loin pour comprendre la faveur du public. »

Sébastien Le Fol,

Le Figaro





lundi 18 mai 2015

Roger Gilbert-Lecomte

108ème anniversaire de sa naissance

Le Grand Jeu, c’est Gilbert-Lecomte qui en assure la direction et qui en donne le programme dans les termes suivants :
                            « Pour nos ôter le souci d’avoir encore, à l’avenir, à rectifier par des paroles de tels malentendus, une fois pour toutes, nous précisons :
                             Que nous n’espérons rien
                             Que nous n’avons aucune aspiration mais plutôt des expirations
                              Que, techniciens de désespoirs, nous pratiquons la déception systématique dont les procédés connus de nous sont assez nombreux pour être souvent inattendus
                            Que notre but ne s’appelle pas l’Idéal mais qu’il ne s’appelle pas
                            Qu’il ne faut pas faire passer notre frénésie pour de l’enthousiasme. (Non, madame, ce n’est pas beau, la jeunesse.) »

Arrogance joyeuse, désespoir allègre, refus de s’inféoder qui expliquera les tensions constantes avec Breton et AragonLe Grand Jeu, dont Roger Gilbert-Lecomte est la plus pure incarnation,  est avant tout un beau travail du négatif qui annonce Debord et les situs. Parmi les « procédés inattendus », évidemment, se trouvaient la drogue et l’alcool. Si Daumal écrivit La Grande Beuverie, on pourra lire ici Monsieur Morphée, empoisonneur public  de Gilbert-Lecomte qui date de 1930 mais qui est resté inédit jusque très récemment : « Ne pourront jamais comprendre : tous mes ennemis, les gens d’humeur égale et de sens rassis, les français-moyens,  les ronds de cuir de l’intelligence… »


Ce portrait sera pour Claire Barré.


"Devenir tout à fait fou, illuminé, fou à lier sans liens, sans passé, habité par des songes, rêveur aux yeux terriblement ouverts, aliéné à la Poésie, la seule maîtresse valable car elle exige tout, absorbe tout."


Sa dédicace :


samedi 2 mai 2015

Alfred de Musset


11 décembre 1810 - 2 mai 1857


Ce qui me rapproche d’Alfred de Musset :

« L'amitié se prouve en silence, et rend la vie douce et légère. » Les deux maîtresses (1840)



« L'espérance est le seul vrai bien qu'on puisse posséder. » Carmosine, II, 6 (1850)


« … mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompés en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière et on se dit : j'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois ; mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui. »

« On ne badine pas avec l’amour » (Extrait)

« L'homme est un apprenti, la douleur est son maître, et nul ne se connaît tant qu'il n'a pas souffert. »


Ballade à la lune

C'était, dans la nuit brune,
 Sur le clocher jauni,
La lune
 Comme un point sur un i.
Lune, quel esprit sombre
 Promène au bout d'un fil,
Dans l'ombre,
 Ta face et ton profil ?
[...]
Qui t'avait éborgnée,
L'autre nuit ? T'étais-tu
Cognée
A quelque arbre pointu ?
[...]
Et qu'il vente ou qu'il neige
Moi-même, chaque soir,
Que fais-je,
 Venant ici m'asseoir ?
Je viens voir à la brune,
Sur le clocher jauni,
La lune
Comme un point sur un i.

Ce portrait sera pour

Ce qui me rapproche de lui :

« A qui suis-je utile ? » parfois s’interroge-t-il.


Le chanteur des Libertines interprétant un libertin dans Confession d'un enfant du siècle : le vent du rock allait souffler sur Musset et dépoussiérer le romantisme. Ou pas.

Dans Confession d'un enfant du siècle, Pete Doherty – rockeur britannique, icône du «trash way of life» et symbole du spleen adolescent du IIIe millénaire – incarne Octave, le héros d'Alfred de Musset qui tombe dans la débauche et le désespoir parce qu'il ne croit plus en rien, ni en Dieu, ni à l'amour, ni même au plaisir... 
Bande Annonce VOST (Pete Doherty)

La réalisatrice, qui capte comme personne la tristesse (...) et tente avec un certain courage de lutter contre la reconstitution, perd pourtant la partie en laissant son film courir sur la durée et Pete Doherty s'égarer dans les clichés de sa posture romantique.