Who's Who Art Club International

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Artiste Membre

mercredi 23 décembre 2015

Diogène de Sinope


Ce qui me rapproche de Diogène "le cynique" :

“Les choses nécessaires coûtent peu, les choses superflues coûtent cher.”

“L'espérance est la dernière chose qui meurt dans l'homme.”

“Cet enfant qui boit dans le creux de sa main, m'apprend que je conserve encore du superflu.”

“Un ami est une seule âme qui habite deux corps.”

“Quant on est jeune, il est trop tôt ; quant on est vieux, il est trop tard. ”

“Retranche tous ces engagements que tu voyais s’imposer à toi et qui sont autant de bagages qui t’entraînent au fond de la mer.”

“Les mathématiciens étudient le soleil et la lune et oublient ce qu'ils ont sous les pieds.”

“L'horloge est une belle invention pour rappeler l'heure des repas.”

 « Qui fait mauvais usage de lui-même, s'expose à maints dangers. »

« Soigner un mort et donner de la mémoire à un vieillard, c'est tout du pareil au même.»

Extrait des Fragments, 36

« Il faut tendre la main à ses amis, sans fermer les doigts. »


Ce portrait est pour :


Sa dédicace :



samedi 5 décembre 2015

Bernard Haller



82ème anniversaire de sa naisssance

Le comédien et humoriste genevois Bernard Haller s'est éteint le 24 avril 2009 à Genève des suites d'un problème pulmonaire. Né le 5 décembre 1933, cet artiste pluridisciplinaire a mené de front une carrière de comédien et d'humoriste. Il s'était fait remarquer en maîtrisant l'allitération, répétition de sons, dont le fameux sketch du "Concasseur de Cacao" est l'illustration la plus célèbre :

« Kiki était cocotte, et Koko concasseur de cacao. Kiki la cocotte aimait beaucoup Koko le concasseur de cacao. Mais Kiki la cocotte convoitait un coquet caraco kaki à col de caracul. Koko le concasseur de cacao ne pouvait offrir à Kiki la cocotte qu'un coquet caraco kaki mais sans col de caracul. Or un marquis caracolant, caduque et cacochyme, conquis par les coquins quinquets de Kiki la cocotte, offrit à Kiki la cocotte un coquet caraco kaki à col de caracul. Quand Koko le concasseur de cacao l'apprit, que Kiki la cocotte avait reçu du marquis caracolant, caduque et cacochyme un coquet caraco kaki à col de caracul, il conclut : je clos mon caquet, je suis cocu !"


Bernard Haller était aussi la voix du chien Pollux, dans Le Manège Enchanté. Il s’était également illustré dans de nombreux autres rôles au théâtre, au cinéma et à la télévision avec une cinquantaine de téléfilms  et de films dont :


Réalisation : Pierre Richard



« Pour
 que dans notre beau pays la liberté soit à tout le monde, il ne faut pas que n'importe qui s'en empare. »
« Les scandales sont comme les trous aux chaussettes. On ne s'en inquiète pas tant qu'on est le seul à en connaître l'existence. »

« Les coups d'Etat se terminent toujours par des tas de coups. »

(Extraits)




Une dédicace :
Ils nous ont quittés un 05 décembre : Alexandre Dumas (1870), Claude Monet (1926)...

mercredi 4 novembre 2015

Pierre Seghers

 5 janvier 1906 - 4 novembre 1987 

Ce qui me rapproche de Pierre Seghers :


« Écrire, c'est résister. »


Septembre 1939 : le soldat de deuxième classe Pierre Seghers est appelé au front. Direction la caserne Vallongue à Nîmes. Selon Seghers, poésie et guerre vont de pair : l'écriture est une arme de résistance, un cri de liberté. Il crée ainsi la revue P.C. (Poètes Casqués) qui publie les textes des combattants pour la liberté. Seghers contourne au mieux la censure imposée par l'Occupation et entre en résistance au côté de compagnons de premier rang, Louis Aragon, Paul Éluard ou encore Robert Desnos. Dans sa nouvelle revue Poésie, il rassemble toutes ces voix.   En savoir +


 Ce portrait sera pour :

Bruno Doucey



Le mot de l’éditeur

Il y a quelques années, alors jeune directeur des Éditions Seghers, j’avais fait de la réédition de La Résistance et ses poètes de Pierre Seghers une véritable priorité. Au seuil d’une nouvelle aventure éditoriale, une exigence similaire me pousse aujourd’hui à rassembler, en un seul volume, les textes que le poète publia pendant la Seconde Guerre mondiale. Poésie de circonstances, poésie de combat, par laquelle un homme affirme son droit à la liberté, sa volonté de vivre et ses raisons d’aimer. Et Pierre Seghers de s’adresser aux générations à venir : « Jeunes gens qui me lirez peut-être, tout peut recommencer. Les bûchers ne sont jamais éteints et le feu, pour vous, peut reprendre. […] N’accepter jamais de devenir les égarés d’une génération perdue. »

Extrait : 

« Un prisonnier qui se débat
Sans mouvements et marche droit
Ses poings sont devenus de bois
Mon cœur »


Bruno Doucey lit un extrait du recueil de Pierre Seghers "Comme une main qui se referme" paru aux Éditions Bruno Doucey en 2011.

Recherche associée : 


A noter : Au cours de l'émission diffusée en direct, interruption de 7'00 environ pour le compte rendu de l'arrivée du Tour de France en direct. - Jacques CHANCEL s'entretient avec Pierre SEGHERS éditeur et poète : sa thèse de doctorat sur "La poésie et la culture populaire" ; sa raison de vivre : la poésie ; ses origines, ses parents ; sa Façon de vivre ; l'angoisse des poètes ; les poètes persans qu'il publie actuellement ; les poèmes des déportés ; souvenirs sur la guerre et l'Occupation ; sa fille ; son goût pour la Provence ; remarques sur Charles BAUDELAIRE ; souvenirs sur Blaise CENDRARS, sur Joe BOUSQUET, sur Louis ARAGON en 1940 ; ce qu'est l'art pour lui ; sa rencontre avec Louis JOU en 1932 ; ce que la poésie doit à la chanson ; ses voyages au Brésil ; les poètes brésiliens ; sa façon de travailler. Diffusé le  sur France Inter.

Autres anniversaires de naissance : Marlène Jobert (1940),  Nicolas Canteloup (1963)...

lundi 19 octobre 2015

Auguste Lumière

153ème anniversaire de sa naissance

Auguste Lumière avait sa conscience pour seul guide et  n'aimait pas la médiocrité. Il n’avait pas l'esprit mercantile. Il disait : "Le travail est notre joie de vivre".

« Combien de gens seraient heureux s'ils pouvaient revoir les traits d'une personne aujourd'hui disparue. L'avenir remplacera la photographie immobile, figée, par le portrait animé auquel on pourra, par un tour de roue, rendre la vie. »

Auguste Lumière, peu enthousiaste sur l'avenir de son invention

Considéré avec son frère Louis comme l'inventeur du cinéma, Auguste Lumière n'imaginait pas grand avenir pour l'invention qu'ils avaient mise au point, le cinématographe. En 1900, il écrivit ces mots : "Mon invention sera exploitée pendant un certain temps comme une curiosité scientifique, mais à part cela elle n'a aucune valeur commerciale quelle qu'elle  soit".

Ce portrait sera pour Bernard Chardère.


Résumé :

L'invention du cinématographe, en 1895, restera à jamais celle des Lumière... Avec Antoine, le père, personnage haut en couleurs, et les fils, Auguste et Louis, à l'imagination créatrice débordante, l'histoire méritait d'être contée. De Besançon à Lyon, de Joinville à Feyzin et de La Ciotat à Evian, ils ont tissé la maille de leurs inventions et laissé un patrimoine d'une richesse industrielle, intellectuelle, immobilière et photographique insoupçonnable... Après avoir mis au point la photographie instantanée avec la plaque de verre Etiquette Bleue, ils permirent aussi la photographie en couleurs avec leurs (devenus) irremplaçables autochromes, et tentèrent de s'implanter aux Etats-Unis et en U.R.S.S., en véritables précurseurs d'une économie à l'échelle mondiale. Ce mélange d'amour des choses simples et vraies, de goût pour un luxe ostentatoire et de désir de faire partager l'ensemble à une multitude en ont fait une famille digne des plus belles légendes... A vous de la découvrir dans ce livre, à travers leurs propres témoignages photographiques, et à la lecture du texte de Marjorie et Guy Borgé, qui les ont si bien connus...

Ils nous ont quittés un 19 octobre : Camille Claudel (1943), Nathalie Sarraute (1999), ….

lundi 5 octobre 2015

Lucas Cranach le Jeune

500ème anniversaire de sa naissance

Ce qui me rapproche de Lucas Cranach le Jeune :

« Cranach a construit ainsi une image de lui-même à la fois énigmatique, sérieuse et teintée d'une subtile mélancolie. Ce regard songeur est-il le reflet des bouleversements religieux et politiques qu'a traversés Cranach ? »

Adam & Eve
comme les 5 doigts d'une main :







Recherches associées :


Silhouettes longilignes et diaphanes, à la grâce un peu étrange : les nus de Lucas Cranach se reconnaissent entre mille. Mais sait-on que cet artiste allemand fut l’un des premiers témoins de la Réforme initiée par son ami Martin Luther, dans la petite ville de Wittenberg, et qu’il en devint l’iconographe officiel ? … Ce qui ne l’empêcha pas de travailler dans le même temps pour de nombreux commanditaires catholiques.
Tout à la fois diplomate, pharmacien, libraire, éditeur, maire de Wittenberg, peintre au service de la famille de Saxe et entrepreneur avisé à la tête d’un atelier parfaitement organisé, Cranach est l’une des personnalités les plus originales du XVIe siècle européen.
Audacieuse en son temps, son œuvre considérable mêle étroitement élégance raffinée, morale et érotisme. Et ses nus ne lassent pas de séduire par leur grâce intemporelle.


mercredi 23 septembre 2015

René de Saint-Marceaux

170ème anniversaire de sa naissance

Ce qui me rapproche de René de Saint-Marceaux :



« J’aurais voulu faire partie de la foule lumineuse des élus dont les œuvres donnent aux humains l’oubli de leur irrémédiable misère ».
cf ibidem

« J’adorais mon art pour les jouissances infinies qu’il procure, non pour une gloire réservée seulement à quelques-uns, souvent injuste, toujours vaine en somme ».
Réponse à l’enquête
« Quel était votre idéal à vingt ans ? »
cf Saint-Marceaux, Le Figaro, septembre 1898
J'ai offert ce portrait à Lucette Turbet avant sa conférence sur  René de Saint-Marceaux
le lundi 28 janvier 2013  à 19 H à la bibliothèque Carnégie à Reims dans le cadre des conférences de la Société des Amis de la Bibliothèque Municipale de Reims.
Ce qui me rapproche de Lucette Turbet :

"Ne faudrait-​​il pas cultiver notre curiosité positive pour retrouver le plaisir d’exercer librement notre rai­son­nement, hors des cadres connus ? Tout le monde y gagnerait".


Recherche associée :


Du 12 décembre 2015 au 28 février 2016 – 


Musée des Beaux-Arts de Reims  //

Exposition en hommage à René de Saint-Marceaux. Outre L’Arlequin ou Le Gisant de l’abbé Miroy, une sélection d’œuvres venant du fonds d’atelier  sera exposée. Élu membre de l’Académie des Beaux-Arts en 1905, René de Saint-Marceaux,  est une figure significative des nombreux artistes de la Troisième République, exposant aux Salons et multipliant les concours et les honneurs. À l’occasion du centenaire de sa mort, un hommage sera rendu au sculpteur rémois René de Saint-Marceaux (1845-1915) à partir des collections du musée.

À 18 ans, attiré par la sculpture, il part à Paris étudier à l’École des Beaux-Arts où il est l’élève du sculpteur François Jouffroy. Proche du groupe des néo-florentins, il est en admiration devant la renaissance florentine qui l’inspirera lors de la réalisation de son Arlequin qui remporta un grand succès dès sa création.

Musée des Beaux-Arts de Reims
Du mercredi au lundi : 10h à 12h et de 14h à 18h. 
8, rue Chanzy – 51100 Reims
Bus – 2, 4 et 5 – arrêt Opéra
Tram – A et B – arrêt Opéra
Tél. : 03 26 35 36 00


Sa dédicace :


Sa lettre au sujet de :

René de Saint-Marceaux
sculpteur rémois et international

"En 2013, à Reims ou dans la région, qui connaît vraiment René de Saint-Marceaux ? « Saint-Marceaux ? Oui, bien sûr, il a un boulevard proche de celui de Clémenceau !» Voilà ce qu’on sait en négligeant que ce n’est pas le sculpteur qui est honoré par cette importante artère rémoise mais son grand-père, Augustin de Saint-Marceaux, deux fois maire de la ville dans les années 1850.
C'est pourtant RENé, l’artiste, que la population rémoise accueille le 15 juillet 1880 avec des ovations. Le Courrier de la Marne écrit que 1' « on se met en route, musique en tête, au milieu des acclamations d'une foule aussi nombreuse qu'enthousiaste, jusqu'à la maison paternelle. » Le représentant de la Municipalité, M. Portevin, félicite « ce glorieux rejeton d'une famille depuis longtemps honorée à Reims » pour cette « distinction dont l'honneur rejaillit sur la ville ». Saint-Marceaux, à 35 ans, vient de recevoir la Croix de la Légion d'honneur. Cet artiste a donné aux Rémois une œuvre L'Arlequin dont la popularité est aujourd'hui difficilement imaginable : cette statue a été reproduite dans toutes les dimensions et dans toutes les matières. On la trouve encore de nos jours chez certains Champenois de vieille souche, quelle que soit leur classe sociale.
La gloire de Saint-Marceaux n'est pas que régionale. Il sculpte des monuments pour célébrer des hommes connus : Alphonse Daudet, Alexandre Dumas fils, le Duc d’Uzès, Marcellin Berthelot entre autres. Le président de la République Félix Faure pose pour lui dans son atelier parisien. Saint-Marceaux expose aux mêmes salons que Rodin qu'il côtoie et obtient même en 1879 une première médaille de sculpture alors que Rodin reçoit une mention honorable. Quand ce dernier doit attendre 1981 pour être « redécouvert » grâce à des études américaines, Saint-Marceaux est encore oublié dans les réserves et les caves du Musée des Beaux-Arts de Reims. Rodin a eu « l'astuce » de préparer son musée avant sa disparition ; Saint-Marceaux, lui, a légué une centaine d’œuvres, maquettes, esquisses au musée de sa ville natale. Qui prête attention à La Vigne dans la cour intérieure de l’Hôtel de Ville ? Aux œuvres du cimetière du Nord, le Père Lachaise de Reims, avec Sur le Chemin de la Vie, le Monument des David, le tampon du grand-père Augustin avec sa belle épitaphe « Rheims que j’ai aimé de toutes les forces de mon intelligence reçois mes cendres et mon nom parmi tes morts. » et l’Abbé Miroy, mis en sécurité depuis 2006, tellement mis en sécurité qu’on l’oublie ? Aux quelques statues exposées au Musée des Beaux-Arts de Reims ? Cet artiste modeste qui ne recherche pas la gloire « médiatique » est pourtant l’auteur d’un monument universellement connu : le Monument de l’Union Postale Universelle à Berne, monument colossal qui symbolise, à la face du monde, l’unité des peuples qui communiquent par dessus les océans, par dessus les frontières, par delà les langues, dans un mouvement léger qui transfigure la masse de bronze.
L’artiste qui a réussi cet exploit d’alléger ainsi les tonnes de bronze pour en faire une allégorie de la tolérance, de la collaboration, de la solidarité entre les peuples, cet artiste est rémois et a revendiqué toute sa vie son appartenance au sol de la Champagne :  « Je suis né deux fois à Reims car les Figures du Moyen-Age de ses églises ont fait germer en moi l’amour de la sculpture ». René de Saint-Marceaux nous offre des œuvres diverses, de la plus classique à la plus intimiste, en bronze, marbre, pierre, terre cuite, céramique, argent etc… car il a travaillé tous les matériaux. A nous d’y être attentif-ve-s pour donner une chance à  l’artiste sensible de « faire partie de la foule lumineuse des élus qui apportent aux hommes l’oubli de leur irrémédiable misère » cf Saint-Marceaux.
© Lucette Turbet 28/01/2013
Texte original pour Xavier Maitre en remerciement du portrait offert à l’occasion de ma conférence de ce jour." 
lucette.turbet@laposte.net



Autres anniversaires : Guillaume Durand (1952), Bruce Springsteen (1949), Romy Schneider (1938), ...

Jean Taittinger nous a quitté le 23 septembre 2012.

dimanche 20 septembre 2015

Saint-John Perse

 31 mai 1887 - 20 septembre 1975 

Ce qui me rapproche de Saint-John Perse :



"Et puis vinrent les neiges, les premières neiges de l’absence, sur les grands lés tissés du songe et du réel: et toute peine remise aux hommes de mémoire, il y eut une fraîcheur de linges à nos tempes. Et ce fut au matin, sous le sel gris de l’aube , un peu avant la sixième heure, comme en un havre de fortune, un lieu de grâce et de merci où licencier l’essaim des grandes odes du silence…"

Selon Roger Caillois, « L’œuvre de Saint-John Perse apparaît dans une superbe solitude. »

Ce portrait sera pour



L'imagination créatrice n'est pour Saint-John Perse ni une " puissance trompeuse " ni une fuite dans un ailleurs imaginaire : elle permet d'explorer les profondeurs psychologiques de l'individu et l'infinie variété des hommes " en leurs voies et façons ". L'imagination est une faculté libératrice, elle relie l'individu aux puissances de la nature et à la communauté des hommes. Aussi le motif d'attribution du Prix Nobel de Littérature à Saint-John Perse en 1960 pourrait se résumer par ces mots : " Cette imagination au déploiement magistral est sa force. " Les poèmes, par des analogies ouvertes, des images saisissantes et un rythme puissant, accroissent le désir de vivre, l'exigence intellectuelle, l'émerveillement face au réel et l'amour du monde. Confrontée à l'évolution scientifique du XXe siècle et au " très grand désordre " de l'histoire, la poésie se dote d'uni peu de magie pour s'éclairer elle-même à la frontière de l'insaisissable ". C'est sur la dimension créatrice et poétique de l'imagination que Colette Camelin concentre son attention dans ce livre. " L'inertie seule est menaçante. Poète est celui-là qui rompt pour nous l'accoutumance." Saint-John Perse (1887-1975)

Biographie:

Normalienne, agrégée de Lettres, Colette Camelin est professeur de Littérature française à l'Université de Poitiers. Elle est actuellement vice-présidente du jury de l'agrégation interne de Lettres modernes. Spécialiste de la poésie du XXe siècle, elle a consacré l'essentiel de ses travaux à l'oeuvre de Saint-John Perse.


Ce qui me rapproche d’elle :

« La connaissance se réalise selon deux modes : celui du savant qui fait sa joie du seul fait de connaître, du seul spectacle de toutes les choses créées par l’activité objective de l’être », méprisant les applications techniques et celui de l’artiste parvenu à la jouissance du spectacle. Ce qui caractérise ces « héros », c’est qu’ils préfèrent le spectacle de l’art à l’activité spontanée : « Chez les poètes, chez les artistes de tous ordres que possède à quelque degré le Génie de la Connaissance, il existe une tendance à faire de leurs émotions des spectacles, et, cette transformation de leur activité les dispense parfois de la satisfaire, d’une façon durable, sous sa première incarnation »


Son actualité :

Saint John Perse - Par Colette Camelin

Echange / Conférence

dimanche 6 septembre 2015

Julien Green

115ème anniversaire de sa naissance

Ce qui me rapproche de Julien Green :

« Je suis de ces être qui ne peuvent pas vivre dans le présent mais qui se perdent avec délice dans leur propre passé. »

« Une bibliothèque, c'est le carrefour de tous les rêves de l'humanité. »


« Le secret, c'est d'écrire n'importe quoi, c'est d'oser écrire n'importe quoi, parce que lorsqu'on écrit n'importe quoi, on commence à dire les choses les plus importantes. « 
« La pensée vole et les mots vont à pied. Voilà tout le drame de l'écrivain. »

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« Un vieillard est un livre qu'on néglige de lire. »


 « Nous pensons accroître notre bonheur en multipliant nos richesses alors que nous multiplions aussi les causes de souffrance. »
(Journal) (Extraits)

Julien Green: la jeunesse d'un grand écrivain - Archive INA

 Ce portrait de Julien GREEN, dans sa 83ème année, filmé chez lui à sa table de travail, revêt une forme très intimiste, au gré des questions posées à l'écrivain par Bernard PIVOT. Au cours de l'entretien, Bernard PIVOT l'interroge sur les thèmes qu'il aborde dans son journal, par exemple, son admiration pour DALI. Julien GREEN confie qu'il n'a pas la télévision parce qu'elle l'empêcherait de travailler. Il parle de Louis JOUVET qui lui demandait d'écrire une pièce de théâtre, alors qu'il ne savait pas le faire (il a fini par écrire "Sud"), de SARTRE, de son enfance, de la place de sa mère dans sa vie. Sa mère l'aimait excessivement et lui lisait la Bible. Il parle de l'amour et de la sexualité, de Dieu, du Diable et de sa malfaisance, du bonheur et du plaisir, de sa solitude et de son besoin d'affection, de son coup de foudre pour Marc auquel il n'a pas adressé la parole pendant deux ans, craignant le refus et la souffrance, éprouvant pour lui un amour idéal et platonique. Il parle de la souillure, de Marcel JOUHANDEAU (dont il redoutait le Journal), du fait qu'il n'a jamais employé le mot "homosexualité", de Saint François d'Assise, de sa conversion au catholicisme. Il parle aussi de son style, de ses difficultés à écrire pour obtenir la simplicité, de ses maîtres à penser ROUSSEAU et RENAN. Bernard PIVOT centre également l'entretien sur quatre des livres de Julien GREEN "Partir avant le jour", "Mille chemins ouverts", "Terre lointaine" et "Jeunesse" consacrés à sa jeunesse.

Autre anniversaire de naissance : Dolorès O’Riordan  (1971)

Sim nous a quitté le 06 septembre 2009.

mercredi 29 juillet 2015

Alice Sapritch

29 juillet 1916 - 24 mars 1990

Ce qui me rapproche d’Alice Sapritch :

« Elle aime la transposition de la vie, l'écriture et la poésie, et tout ce qui donne à rêver. »
Une citation : "Nous sommes de pauvres morts en mouvement".

Moussa ABADI s'entretient avec l'actrice Alice SAPRITCH. Elle évoque son parcours, sa carrière et sa personnalité :

A 0' : Ses origines bourgeoises (elle est née à Istanbul), et l'amour de la France dans lequel elle a été élevée. Son arrivée en France en 1936 et ses débuts en tant que modèle pour les peintres. Son goût du spectacle qu'elle a eu très tôt. Sa rencontre avec Beatrix DUSSANE, et l'enseignement qu'elle a reçu au Conservatoire. Ses débuts au théâtre. Sa rencontre avec le poète et critique André Franck qui lui a ouvert les portes de la télévision avec l'adaptation en téléfilm de la pièce "Le Lien" de STRINDBERG. Ses nombreux rôles pour la télévision. La pièce "La Vie que je t'ai donnée" de Luigi PIRANDELLO où elle a joué le rôle principal. Elle préfère jouer des rôles qui sont éloignés de sa propre nature. 
A 16'30, elle lit la dernière tirade de "La Vie que je t'ai donnée" de Luigi PIRANDELLO (3 ').
A 19'37 : elle aime la transposition de la vie, l'écriture et la poésie, et tout ce qui donne à rêver. Le travail avec le metteur en scène. Elle ne lit pas les critiques. Son tempérament inquiet et vulnérable. La manière très réservée dont elle perçoit le succès. Elle ne pourrait pas vivre la vie normale. Elle conclut l'entretien par la citation "Nous sommes de pauvres morts en mouvement".

Une dédicace :




Autres anniversaires de naissance :  Albin Michel (1873), Don Marquis (1878), Didier van Cauwelaert (1960)…

Ils nous ont quittés un 29 juillet : Robert Schumann (1856), Vincent van Gogh (1890), Michel Serrault (2007)…